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Edito

CHAHUT !

On avait envie de faire un festival. Là. Au temple de Saint-Germain-de-Calberte. C’est un tout petit festival musical. Ça fait presque 10 ans. Du travail, de la musique, des résidences de créations, des lectures, des balades, des rencontres, des ateliers, des improvisations. On joue, on apprend, on compose, on partage, on écoute, on danse, on s’attable tous ensemble sur le stade de foot en face du temple, on boit, on rit ; on chahute bien-sûr. Et alors peut-être tous ensemble, sans même s’en rendre compte, on trace un passage, on tire un fil, on construit un être-là. 

Hanns Eisler déclarait que «la catastrophe commence quand on sépare la musique en deux catégories : la musique légère et la musique sérieuse», ou encore musique profane et musique sacrée. Ça commence déjà là : de la musique populaire du Sud de l’Italie, du blues de la Nouvelle-Orléans, de la musique méditative de Karlheinz Stockhausen, de Claudio Monteverdi, de Jacques Offenbach, de l’improvisation en trio et j’en passe, l’exigence adossée à l’immense plaisir est toujours la même dans le travail et dans l’engagement. On tient la barre et on résiste aux coups portés à la culture par l’industrie du spectacle et du divertissement. On ne se divertit pas ! On agit ensemble, connaisseurs et non connaisseurs au fin fond de la Lozère – ça n’est pas anodin. Car c’est aussi le lieu – son histoire, ses habitants, son présent – et la manière d’être ensemble qui importent pour que les oreilles et les yeux puissent recevoir vraiment. 

Après on tire les fils de l’art à soi et ce sont eux qui nous élèvent, qui nous donnent les armes, par leur propre résistance. On ouvre les portes et ça sort, ça vient. On finit par vraiment entendre ce qui s’est joué au fil des siècles de la musique baroque à la musique improvisée. Au moins, à cet endroit-là, on peut faire valser les frontières sans avoir à faire aux représailles policières. On finit par réaliser que les cultures différentes qui se traversent et s’unissent c’est quand même une des plus belles choses qui soit. On finit par sentir vaguement d’où ça vient, d’où ça part et peut-être on peut recommencer à imaginer – voir, sentir, espérer ! – que c’est maintenant par nous que ça passe et que plusieurs avenirs sont encore possibles devant nous, à inventer. 

Juliette de Massy

Les actus

// Atelier de chant et théâtre

Lundi 29 juillet – Saint-Germain-de-Calberte  Formation par Guillemette Beaury, soprano – Chant (et théâtre) autour de Hanns Eisler – Pour adultes – Tous niveaux Restitution le 3 août, pour l’apéritif du soir, vers 19h, restaurants le Figuier des Cévennes et chez Adam à La Placette. 10 h 30 – 12 h 30 – RV au […]

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