Concert « Bastarland » par la compagnie 1 Watt
Le samedi 12 juin à 20h au relais de l’Espinas à 20h
Bastardland est une fable pour l’espace public issu de la rencontre entre l’univers du récit de Sandrine Roche et la recherche corporelle, la pratique de l’espace public de Sophie Borthwick.
L’enjeu de la narration est de fabuler un acte de mémoire collective, en racontant l’effacement d’une population et la rumeur de son retour.
Le pari est de faire apparaître les strates d’une histoire qui subsiste dans un paysage à la fois fictionnel et réel ; jouer avec les temporalités et les géographies, de façon à rendre un lieu perméable à une multiplicité de voix, de langues, de présences.
Le récit s’appuie sur les codes du western. Un western rapiécé, imposé, un imaginaire dominant. La question sous-jacente est celle de la violence systémique, qu’elle soit exercée contre l’autre (au sens large) ou le paysage.
Pour commencer, le public est invité à observer un lieu commun et calquer un espace imaginaire dessus. Nous prenons le pari de faire advenir « un espace dans l’espace », en nous appuyant sur les paysages du Far West : le canyon, la couleur ocre et rouge de la terre, l’aridité, la chaleur, la luminosité éblouissante… Ce « contre-espace » sera le théâtre de surgissements de personnages.
Un quatuor d’acteurices porte-paroles bastards racontent le retour d’une galerie de figures : Chatterbox, La Femme de l’Autre, La Grosse Bill, La Petite Pute, MaranE… Iels reconstruisent en mode « re-enactment » un moment clé de leur histoire et l’histoire du lieu. Se révèle une période trouble, la présence d’un passé qui ne passe pas.
Bastardland est la fable d’un futur qui se cherche, entre les velléités d’oublis du passé et l’amorce d’une réapparition. C’est aussi un questionnement sur ce que nous sommes, ce qui nous a construit, ce que nous subissons et imposons, et nos luttes acharnées pour rester debout dans la tourmente.
► Plus d’information sur la compagnie 1 Watt
Avec 
